La Maison de la Rivière - Recherches fondamentales

 

Actuellement, de nombreuses recherches sont entreprises notamment dans les Universités afin de mieux comprendre la physiologie et l’écologie

des espèces. Si les laboratoires sont nombreux, par contre, les stations de recherches sur le terrain sont très rares.

La Maison de la rivière pourrait constituer l’une de ces stations de recherches, un satellite des universités sur le terrain.

La mise en place de certaines infrastructures, comme la création d’une chambre de capture et d’un chenal expérimental, ouvriraient de

nombreuses possibilités en matière de recherches fondamentales. Bien entendu, les investigations ne se limitent pas aux truites, ni aux poissons,

mais bien à tous les organismes du bassin versant.

Des études sur le succès reproducteur:

Il serait possible d’établir une carte génétique de tous les reproducteurs migrant dans la rivière, puis, sur un échantillon de jeunes au printemps suivant, effectuer des analyses génétiques afin de déterminer leurs parents. Le succès effectif de chaque reproducteur pourrait ainsi être établi.

Des études sur les poissons lacustres:

La présence du lac tout proche, et d’un pêcheur professionnel, offre d’autres possibilités encore en matière de recherches pour les espèces lacustres.

Diverses investigations pourraient être mises en place, par exemple sur la biologie des ombles chevaliers, des corégones, des perches, des brochets et des cyprinidés, pour ne citer que quelques thèmes. De telles recherches in situ ne sont pas possibles actuellement en Suisse, car aucune infrastructure fonctionnelle n’est disponible. La création de telles infrastructures serait une première en Suisse.

Des études sur les effets du repeuplement:

Depuis de nombreuses années, on immerge de grandes quantités de poissons élevés en pisciculture, sans pour autant connaître le succès de pareilles actions et leur impact sur les populations sauvages. Des modifications génétiques sont à craindre

dans la plupart des cas. Aussi est-il primordial de comprendre dans quelles conditions les bénéfices liés aux repeuplements peuvent compenser les problèmes génétiques qu’ils induisent. De même, existe-t-il des alternatives permettant d’accroître les effectifs des populations sauvages en évitant les problèmes liés au repeuplement ?

Autant de questions qui peuvent trouver des réponses grâces aux expériences qui pourraient être mises en place dans la « Maison de la rivière ».

Des études sur les maladies:

Les truites du Boiron, comme celles de la plupart des cours suisses, sont porteuses d’une maladie, la MRP, mortelle lorsque la température de l’eau dépasse les 15°C. Ces conditions sont remplies dans la partie basse, alors que la partie haute de la rivière est encore saine. Des investigations détaillées sur l’influence de la maladie sur la dynamique de la population pourraient être entreprises ici.